L'avenir post-olympique des sites des JO de Pékin
le 26/8/2008 à 12h50
par AFP
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Le Pékin post-olympique ne devrait pas avoir de difficultés à "digérer" les installations des JO, même si des questions se posent pour les deux sites les plus connus, le "Nid d'oiseau" et le "Cube d'eau".
Les JO de Pékin disposaient de 31 sites. Parmi eux, 12 étaient nouveaux, huit temporaires et six placés au sein d'universités.
Si Athènes et Sydney s'étaient retrouvées avec des lieux coûteux à
entretenir sans leur trouver de raison d'être, Pékin pourrait échapper
à cette fatalité notamment en raison de sa population (plus de 15
millions d'habitants).
"Pékin souffrait d'un manque d'installations avant les jeux, le
ratio entre la population et les installations sportives deviendra
sûrement l'un des meilleurs au monde", juge Stéphane Vernay, avocat
associé au sein du cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel.
Après les paralympiques (6-17 septembre), la question de la gestion
des sites se posera surtout pour le stade olympique, le "Nid d'oiseau",
et la piscine, le "Cube d'eau".
Le budget de maintenance annuel pour le "Nid d'oiseau" devrait être
de 7 millions de dollars (4,7 millions d'euros), selon Gide Loyrette
Nouel, qui a été impliqué dans le projet du stade.
Pour Stephane Vernay, le seul moyen d'obtenir un retour sur investissement est d'en faire le siège d'un club.
Le club de football de Pékin, Guo'an, a indiqué être intéressé mais
son équipe peine à remplir la moitié de son stade actuel, beaucoup plus
petit.
Selon Sun Weide, porte-parole du comité d'organisation des JO de
Pékin, le lieu sera transformé en un site multifonctionnel, avec des
compétitions de sport, des expositions, des concerts et des
conférences.
Après avoir abrité les exploits de Phelps, le "Cube d'eau" sera
transformé en parc aquatique, avec des compétitions de temps à autre,
selon Sun Weide.
Les villages des athlètes et des médias, qui ont accueilli des milliers de personnes, seront convertis en zones résidentielles.
Dans le village des médias, la plupart des appartements ont déjà été
vendus au prix de minimum de 12.000 yuans le mètre carré (environ 1.200
euros), indique Liang Qindong, directeur en Chine d'EDAW, une
entreprise de design qui a travaillé sur certains sites olympiques.
urbanisme
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